La chambre correctionnelle des flagrants délits près le tribunal de première instance d’Oujda a rendu son jugement à l’encontre de cinq personnes — quatre ressortissants originaires d’Afrique subsaharienne et un citoyen marocain. Les mis en cause étaient poursuivis pour tenue d’une maison de prostitution, incitation à la débauche, corruption et séjour irrégulier sur le territoire national.
L’affaire a éclaté à la suite de renseignements précis recueillis par les services de la Sûreté nationale d’Oujda, lesquels ont mené une perquisition ciblée dans un appartement suspecté de servir de lieu de débauche. Les investigations sur le terrain ont permis l’interpellation en flagrant délit de trois femmes et d’un homme issus de pays du Sud du Sahara, ainsi que du citoyen marocain. Une quantité de stupéfiants a également été saisie en possession de l’un des suspects.
Rendus en audience publique et en présence des prévenus, les verdicts ont retenu la culpabilité de l’ensemble des accusés. Les quatre ressortissants subsahariens ont été condamnés à six mois de prison ferme et à une amende de 5 000 dirhams chacun, assortis d’une peine complémentaire pour détention de stupéfiants destinés à la consommation personnelle pour l’un d’entre eux. Poursuivi pour corruption, le citoyen marocain a quant à lui écopé d’un mois de prison avec sursis.
Cette opération s’inscrit dans le cadre des démarches sécuritaires et judiciaires soutenues visant à démanteler les réseaux de prostitution, neutraliser les appartements usités à des fins illégales et préserver l’ordre public dans la ville d’Oujda.



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