Le suspense sur les partenaires du prochain gouvernement est levé. Le Parti authenticité et modernité, l’Istiqlal, l’Union socialiste des forces populaires et le Parti du progrès et du socialisme ont annoncé, ce lundi 12 octobre au soir, leur accord pour constituer la majorité conduite par Fatima Ezzahra El Mansouri. Un communiqué commun acte cette alliance, qui ouvre désormais la voie à la formation de l’équipe ministérielle.
Selon le texte, ce choix intervient après deux séries de consultations menées par la cheffe du gouvernement désignée auprès des formations représentées au Parlement. Les partenaires affirment vouloir bâtir un exécutif politique cohérent, capable de répondre aux attentes sociales et aux contraintes économiques, dans un environnement international exigeant.
La coalition place au premier plan l’amélioration des conditions de vie, la protection des droits et des libertés, la justice sociale et la réduction des disparités territoriales. Elle entend également renforcer les capacités productives de l’économie nationale et inscrire son action dans l’ambition d’un développement bénéficiant à l’ensemble des régions du Royaume.
Avec 207 sièges sur 395 à la Chambre des représentants, cette alliance dépasse de neuf sièges le seuil de la majorité absolue. Elle dispose donc d’une assise suffisante pour gouverner, mais d’une marge qui rendra nécessaires une coordination régulière et une discipline parlementaire solide.
L’association du PAM aux trois composantes historiques de la Koutla donne à cette configuration une portée politique particulière. Son efficacité dépendra toutefois de la capacité des partenaires à transformer leurs convergences annoncées en décisions communes, notamment sur l’emploi, les services publics et le pouvoir d’achat.
La prochaine étape concerne les profils ministériels et le programme gouvernemental. Les quatre partis proposeront des candidats sur des critères de compétence, d’expérience politique et de probité, tandis que le programme doit être préparé rapidement. L’annonce de la majorité ne vaut donc pas encore nomination du gouvernement.
Pour Fatima Ezzahra El Mansouri, une première étape est franchie. Le véritable test commence : composer une équipe dont la cohésion se mesurera aux résultats. Les citoyens attendent désormais que l’accord entre partis se traduise par des réponses concrètes à leurs difficultés quotidiennes.



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