Il ne se passe plus un jour sans que la cheffe du gouvernement, FZ Mansouri, et certains de ses ministres fassent l’objet d’accusations de conflits d’intérêts, au moment même où cet exécutif promet une lutte sans merci contre ce phénomène.
Le coup d’envoi de cette longue série de mises en cause, relayées soit par la presse, soit par des révélations d’origine inconnue, a été donné bien avant la composition de cette équipe. Celle-ci est désormais appelée à balayer devant sa porte et à clarifier sa situation, avant que les Marocains ne passent davantage de temps à commenter ces affaires sulfureuses qu’à examiner son travail de longue haleine. L’affaire de la ministre démise de ses fonctions, Madiha Khayr, issue de l’Istiqlal, a alimenté les interrogations sur l’exhumation de dossiers sensibles, un risque contre lequel le secrétaire général du parti, Nizar Baraka, avait mis en garde.
À commencer par la relance de l’affaire opposant la numéro un du gouvernement au site d’information « Le Desk ». Celui-ci maintient, malgré les dénégations de son entourage, qu’elle aurait été associée à un cabinet d’avocats travaillant pour l’établissement public Al Omrane, placé sous sa tutelle lorsqu’elle était ministre de l’Habitat. Une autre affaire, présentée comme étant soumise à la justice et liée à ses anciennes attributions, porte sur des accusations selon lesquelles elle aurait instrumentalisé une procédure de cession de terrains du domaine public au profit de membres de sa famille. Ces accusations sont fermement rejetées par son entourage, qui évoque des poursuites contre leurs auteurs.
Parallèlement à ces révélations sont venus se greffer d’autres dossiers. Certains mettent en cause les conditions de nomination du ministre Mezouari, en évoquant des relations d’affaires entretenues, au sein d’un cabinet de conseil, avec le fils du secrétaire général de l’USFP, Driss Lachgar. Ce dernier vient de désigner son fils à la tête du groupe parlementaire de sa formation. Ces éléments ne suffisent toutefois pas, à eux seuls, à établir un lien entre ces relations et la nomination ministérielle.
Du côté du PAM, des accusations concernent également une déclaration fiscale du ministre de la Justice, Abdellatif Ouahbi, relative à l’acquisition d’un terrain destiné à la construction d’une villa qui aurait été mise au nom de son épouse. Une autre ministre du même parti, Fatima Saadi, fait face à une campagne l’accusant de s’être servie de ses fonctions de maire d’Al Hoceïma pour s’approprier illégalement un terrain. Elle dément ces allégations et affirme que le dossier a été classé.
D’autres dossiers pourraient surgir à l’avenir. L’hypothèse de règlements de comptes internes aux partis ne peut être exclue, mais elle doit être étayée avant d’être retenue. Entre révélations d’intérêt public, accusations non démontrées et éventuelles campagnes de diffamation, la clarification des faits reste indispensable pour permettre aux citoyens de juger la probité du gouvernement sur des éléments établis.



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Politique au Maroc va devenir héréditaire comme d’habitude c’est bien ça le conflit d’intérêt
C’est normal de vouloir à tout prix essayer de déstabiliser l’exécutif par l’opposition qui se cache derrière de les réseaux sociaux ou des site d’informations établis comme le vôtre et par cette plume