Défendre l’intégrité territoriale du Royaume tout en laissant ouverte la voie du dialogue avec l’Algérie. Cette orientation a marqué plusieurs interventions, lundi 2 novembre, lors de la séance commune des deux Chambres du Parlement consacrée aux derniers développements du dossier du Sahara marocain.
Dans un climat de soutien unanime au communiqué du Cabinet Royal du 30 octobre, des voix ont plaidé pour une amélioration des relations entre Rabat et Alger. Selon le compte rendu fourni, le groupe du Parti de la justice et du développement, l’Alliance de gauche et la Confédération démocratique du travail ont notamment porté ces appels depuis la tribune parlementaire.
Leur démarche donne une dimension particulière à cette séance : le rassemblement autour de la cause nationale s’accompagne d’un message d’ouverture envers le voisin algérien. Ces prises de parole expriment une volonté politique d’apaisement, sans constituer, à ce stade, l’annonce d’une initiative diplomatique ou d’un rapprochement engagé entre les deux capitales.
Le contraste apparaît néanmoins marqué avec le discours de l’agence de presse officielle algérienne. D’après les éléments rapportés, l’APS avait qualifié la réunion de « mascarade politique » avant même sa tenue. Une attaque qui souligne la persistance d’un climat de confrontation, alors que certains parlementaires marocains choisissent de mettre en avant les perspectives de dialogue.
Au-delà de cette ouverture régionale, les interventions ont également insisté sur les moyens de consolider la position marocaine : mobilisation citoyenne, cohésion nationale et poursuite du développement. Dans son allocution, le président de la Chambre des représentants, Ahmed Touizi, a notamment appelé à traduire le consensus national en une action institutionnelle soutenue, en accordant une place centrale au développement des provinces du Sud.
Cette articulation entre diplomatie et développement mérite attention. La défense des intérêts du Royaume se joue aussi dans sa capacité à renforcer son attractivité économique, à améliorer les conditions de vie et à donner une traduction concrète à ses ambitions territoriales.
Conclue par un message de loyauté et de fidélité au Roi Mohammed VI, la séance aura ainsi porté deux messages complémentaires : la fermeté sur la souveraineté marocaine et, chez plusieurs composantes parlementaires, le souhait de relations apaisées avec l’Algérie. Reste à savoir si ces appels pourront trouver un écho au-delà de l’hémicycle.



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