La fin du mandat de la Minurso ne signifie pas celle de la mission de Staffan de Mistura. Les Nations unies ont confirmé, jeudi 5 novembre, que l’envoyé personnel du secrétaire général pour le Sahara poursuivait ses activités depuis Bruxelles, malgré le démantèlement engagé de la mission onusienne.
Interrogé lors de son point de presse quotidien, Stéphane Dujarric, porte-parole du secrétaire général, a précisé que le diplomate continuait d’exercer les fonctions pour lesquelles il avait été nommé. Cette clarification répond aux interrogations sur le maintien de son rôle après le non-renouvellement du mandat de la Minurso.
Une distinction essentielle se dessine ainsi entre deux dispositifs : la présence opérationnelle de la mission sur le terrain et les efforts politiques conduits sous l’autorité du secrétaire général. La liquidation de la première n’entraîne donc pas automatiquement l’arrêt des seconds. L’ONU avait déjà réaffirmé sa disponibilité à accompagner la recherche d’une solution politique par l’intermédiaire de son envoyé personnel.
Reste à déterminer les contours concrets de cette action dans un environnement profondément modifié. Quels contacts, quelles initiatives et quels moyens permettront désormais au diplomate de poursuivre sa médiation ? La confirmation de son maintien n’apporte pas, à elle seule, de réponse à ces questions.
Son avenir à plus long terme demeure également ouvert. Questionné sur les conséquences du prochain changement à la tête de l’organisation, Stéphane Dujarric n’a donné aucune garantie concernant les futures nominations. Celles-ci dépendront des choix de la prochaine direction onusienne.
Pour Rabat, cette précision confirme que l’après-Minurso conserve une dimension diplomatique. Le départ de la mission ouvre une nouvelle séquence, sans suffire à clore le rôle politique que les Nations unies entendent encore jouer dans le dossier.



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