La soirée de ce samedi 3 janvier 2026 au Complexe Sportif Mohammed V de Casablanca a offert l’un de ces scénarios dont la CAN a le secret : renversement tardif, nerfs à vif et qualification arrachée au mental. Au bout de 120 minutes irrespirables et d’une séance de tirs au but suffocante, le Mali a validé son billet pour les quarts de finale en éliminant la Tunisie 3-2 aux penalties après un nul 1-1.
Le décor s’est assombri très tôt pour les Aigles. Réduits à dix dès la première demi-heure après l’expulsion de Woyo Coulibaly pour un tacle dangereux, les Maliens ont été contraints de défendre bas, de souffrir et de jouer la survie sur chaque duel. En face, la Tunisie a longtemps cru tenir son match : solide, patiente, elle a fini par trouver la faille à la fin du temps réglementaire, lorsque Firas Chaouat a conclu une action qui semblait libératrice, à quelques minutes du coup de sifflet final.
Mais la CAN ne pardonne jamais les relâchements. Dans un final dément, un ballon sur coup franc a provoqué une main de Yassine Meriah dans la surface tunisienne. Penalty. Et Lassine Sinayoko a gardé son sang-froid pour égaliser dans le temps additionnel, au moment où les Aigles de Carthage se voyaient déjà au tour suivant.
Les prolongations n’ont rien changé : fatigue, tension, occasions rares. Tout s’est donc joué aux tirs au but. Et là, le Mali a trouvé son héros : Djigui Diarra, impérial, a repoussé deux tentatives tunisiennes avant de voir les siens conclure, envoyant un stade entier dans le vacarme et la Tunisie dans l’amertume.
En quarts, le Mali affrontera le Sénégal, tombeur plus tôt du Soudan 3-1 après avoir été mené, avec notamment un doublé de Pape Gueye et un but du jeune Ibrahima Mbaye.











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