Au World Defense Show 2026 de Riyad (8–12 février), la délégation marocaine conduite par le ministre délégué chargé de l’Administration de la Défense nationale, Abdellatif Loudiyi, a multiplié les rendez-vous industriels, avec en toile de fond un mot d’ordre : moderniser, mais aussi diversifier.
Parmi les séquences les plus suivies, l’échange avec les dirigeants de Korea Aerospace Industries (KAI) autour d’un éventuel achat de FA-50 Golden Eagle. L’appareil, un chasseur léger multi-rôles, est conçu pour l’entraînement avancé et des missions opérationnelles air-air et air-sol. KAI l’avance comme une solution « passerelle », souvent présentée comme une version allégée du F-16 par son approche, certains équipements et son interopérabilité potentielle.
Dans les scénarios évoqués, le FA-50 pourrait remplacer progressivement les Alpha Jet utilisés au Maroc pour la formation et l’appui, tout en apportant un saut technologique. Les versions récentes sont parfois associées à des options de modernisation (radar AESA, armements plus performants), ce qui placerait la plateforme à mi-chemin entre école de chasse et outil de réaction rapide.
Cette piste s’inscrit dans un rapprochement Rabat–Séoul plus large. La presse spécialisée évoque aussi des discussions autour du char K2 Black Panther et du système sol-air Cheongung (KM-SAM), signe d’un intérêt marocain pour des briques terrestres et antiaériennes sud-coréennes.
Au-delà du militaire, la Corée du Sud a déjà marqué des points au Maroc avec le contrat Hyundai Rotem d’environ 1,5 milliard de dollars pour des trains de l’ONCF.
Reste la question de la « diversification utile » : élargir les fournisseurs sans alourdir les contraintes de maintenance, de formation et de chaînes logistiques—un équilibre que Rabat semble vouloir gérer par paliers.









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