Le chef de la diplomatie se réjouit de l’accord de cessez-le-feu provisoire et appelle à aller plus loin pour aboutir à une paix durable.
Les Marocains, eux, ont veillé tard dans la nuit de mardi à mercredi pour suivre, sur les chaînes d’information en continu, la couverture des derniers développements de la guerre du Golfe opposant les États-Unis et Israël d’un côté, à l’Iran de l’autre. Un ouf de soulagement a été poussé à l’annonce par Donald Trump d’un accord de cessez-le-feu.
Fragile, ce dénouement, très provisoire et limité à une durée de 15 jours, pourrait toutefois ouvrir la voie à un accord global et durable, suffisant pour que le monde s’accroche au moindre espoir et se dise qu’il faut bien un début à tout. Les Marocains, qui découvrent pour la première fois une guerre de cette ampleur au Moyen-Orient, sont passés par plusieurs états, du pessimisme généralisé aux attentes les plus diverses pour voir la guerre cesser, et avec elle l’inflation.
Car, pour l’ensemble des Marocains, comme pour tous les peuples du monde, cette crise a révélé leur vulnérabilité, malgré l’éloignement géographique de la zone de conflit. Une guerre vécue de manière indirecte, mais bien réelle dans le quotidien, à travers ses répercussions économiques.
Des conséquences durement ressenties pendant plus d’un mois, marquées par une hausse anarchique des produits de grande consommation, une double augmentation des prix des carburants et des craintes grandissantes d’une récession.
Si les Américains et les Israéliens, face aux Iraniens, venaient à envisager une « paix des braves », certes difficile à atteindre, l’espoir d’un avenir meilleur serait alors partagé, notamment par de nombreux Marocains sur les réseaux sociaux et dans leurs échanges quotidiens.
Bien que la situation dans la région du Golfe ne soit plus jamais la même, les Marocains, généralement pacifistes par culture et par valeurs, continuent de percevoir le Moyen-Orient comme le cœur énergétique du monde, détenteur des clés de son avenir économique grâce à ses ressources en pétrole et en gaz, et lui souhaitent de retrouver stabilité et prospérité.
Par Jalil Nouri












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