Le procès lié à l’ancien ministre et ex-président de la commune de Fkih Ben Salah, Mohamed Moubdii, continue de livrer ses rebondissements devant la Cour d’appel de Casablanca, où la défense de plusieurs coaccusés s’emploie à déconstruire les fondements de l’accusation.
Lors de l’audience de ce vendredi, l’avocat d’un fonctionnaire poursuivi dans ce dossier a plaidé l’acquittement, estimant que son client ne saurait être tenu responsable de faits de dilapidation de deniers publics. « Il ne s’agit ni d’un décideur, ni d’un ordonnateur de dépenses », a-t-il martelé, rappelant que la responsabilité des marchés publics incombe en premier lieu au président de la commune, en l’occurrence Mohamed Moubdii.
La défense a également insisté sur l’absence de plaintes émanant d’entreprises concurrentes dans les appels d’offres concernés, y voyant un indice de régularité des procédures engagées à l’époque. Elle a par ailleurs critiqué le rapport de l’Inspection générale du ministère de l’Intérieur, jugé entaché d’imprécisions et réalisé avant l’achèvement des travaux, ce qui en affaiblirait la portée.
Pour rappel, Mohamed Moubdii est poursuivi dans une affaire complexe portant sur des soupçons de détournement de fonds publics, de falsification et d’irrégularités dans la gestion de marchés communaux. Un dossier emblématique de la lutte contre la corruption dans la gestion des collectivités territoriales.
Dans cette affaire, la défense tente de dissocier les responsabilités, soulignant que les fonctionnaires ne peuvent être poursuivis pour des décisions relevant exclusivement de l’ordonnateur. Elle a également contesté la légalité de certaines poursuites pour « participation » à des faits non constitués.
Face à ces arguments, la justice poursuit l’examen minutieux du dossier, déterminée à accélérer la cadence après plusieurs reports, dans un procès très suivi qui pourrait faire jurisprudence.












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