Face à une conjoncture internationale bousculée par les secousses géopolitiques et la volatilité des marchés, le chef du gouvernement, Aziz Akhannouch, a défendu jeudi à Rabat la solidité du cap économique marocain. À l’ouverture du Conseil de gouvernement, il a estimé que le Royaume avait su convertir les turbulences extérieures en opportunités de réforme, grâce à une vision stratégique encadrée par les Hautes Orientations Royales et à une politique plaçant la relance économique au service de l’État social.
Le responsable gouvernemental a appuyé son propos sur une série d’indicateurs jugés encourageants. Il a rappelé que Moody’s a relevé, le 6 mars 2026, la perspective de la note souveraine du Maroc de « stable » à « positive », en mettant en avant de meilleures perspectives de croissance, une dynamique d’investissement soutenue et la poursuite des réformes structurelles.
Selon les chiffres présentés, l’économie marocaine a bouclé l’année 2025 sur une croissance de 4,8 %, avec une inflation contenue à 0,8 %, un déficit budgétaire ramené à 3,5 %, un endettement du Trésor limité à 67,2 % et un volume record d’investissements directs étrangers de 56 milliards de dirhams.
Pour 2026, Aziz Akhannouch table sur une poursuite de la reprise, tirée par les activités non agricoles et par un secteur agricole annoncé en forte progression, malgré les perturbations provoquées dans certaines zones par les inondations du Nord et du Gharb. Dans un contexte où les tensions au Moyen-Orient pèsent sur les marchés de l’énergie, le gouvernement veut ainsi afficher confiance, vigilance et continuité dans les réformes.










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