Les militants et les cadres du RNI pleurent déjà le départ de leur chef, Aziz Akhannouch, qui sera officiellement acté le 7 février prochain. Beaucoup estiment par avance que le siège laissé vacant à la présidence du parti sera extrêmement difficile à combler, quel que soit le successeur qui parviendra à s’imposer dans la course et à l’emporter face à d’autres candidats aux dents longues et aux appétits politiques insatiables, tous ayant en ligne de mire le poste de chef de l’Exécutif.
Les discussions et les préparatifs vont bon train en vue de cette désignation par le vote, au milieu de candidatures émanant aussi bien d’anciens pontes du parti que de jeunes ambitieux bien décidés à se faire une place.
Akhannouch, pour sa part, assistera à cette bataille du 7 février sans intervenir, se contentant du rôle de simple militant, après avoir cédé les clés du parti lors d’une cérémonie qui s’annonce particulièrement émouvante. Après dix années passées à la tête du RNI, il s’en ira — contraint ou non — avec le sentiment du devoir accompli, mais aussi avec le regret de quitter le navire en pleine année électorale.
Un départ qui laisse également un goût amer dans sa région, encore marquée par sa décision de ne plus se représenter au poste de maire d’Agadir. Il s’y est récemment rendu pour célébrer, non sans une pointe de tristesse, le Nouvel An amazigh avec ses fidèles électeurs, probablement pour la dernière fois, avant de se rendre à Davos, en Suisse, afin de présenter le bilan de la politique sociale du pays et rencontrer plusieurs homologues.
Pour le reste de ses mandats, il faudra s’attendre à le voir lever le pied, réduire son activité habituelle et limiter ses déplacements, afin de se concentrer sur les chantiers déjà engagés dans cette fin de carrière politique riche et intense, entamée comme ministre de l’Agriculture, poursuivie comme chef de parti, puis couronnée par la fonction de chef du gouvernement.
Certains l’imaginent déjà rester aux premières loges, mais à distance de la politique partisane — quoique — en briguant, après une courte pause, la présidence du patronat marocain, la CGEM. Ce serait une première pour un ancien numéro un du gouvernement. Mais nous n’en sommes pas encore là : l’année 2026 pourrait encore réserver son lot de surprises, et non des moindres.
Par Jalil Nouri










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