Pendant que le chef du gouvernement, Aziz Akhannouch, vaque à ses activités officielles en affichant un soulagement d’avoir laissé de côté ses responsabilités partisanes, les spéculations et supputations vont bon train, liées à la conjoncture internationale.
Plusieurs avis convergent vers la possibilité d’un report des élections en cas d’aggravation encore plus marquée de la crise au Moyen-Orient, qui s’accompagnerait d’un chamboulement total de tous les agendas et de toutes les perspectives en raison d’une crise économique, énergétique et, par conséquent, sociale sans précédent à maints égards. Auquel cas, il n’y aura d’autre solution que le changement qui s’impose en pareil cas, à savoir la nomination d’un gouvernement d’union nationale pour gérer les affaires courantes en attendant un apaisement et un retour à une situation quasi normale.
C’est ce qui expliquerait, selon ces mêmes avis de politologues, l’hésitation d’Aziz Akhannouch à travailler sur un plan de sauvetage de l’économie et sur les formules pour assurer la continuité de la marche du pays face à toutes les éventualités.
L’optimisme de sa ministre des Finances, affiché sur un média français en parlant de résilience du Royaume face à toutes les secousses, serait là pour montrer le manque de pertinence au niveau gouvernemental dans l’appréciation de la situation actuelle.
La situation exige aujourd’hui de changer de paradigmes et de regarder l’avenir du pays avec réalisme, ainsi que de préparer les lendemains incertains qui le guettent, surtout pas de la part de ministres déjà sur le départ, qui ne voient que la fin de leur mandat comme proche horizon et, après eux, tant pis pour le déluge.
Par Jalil Nouri


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