Les provinces du sud marocain, particulièrement la ville de Laâyoune et ses environs, vivent des heures d’angoisse face à l’invasion d’essaims massifs de criquets pèlerins qui ravagent les surfaces cultivées. Les cultures céréalières et maraîchères subissent des dommages directs qui pourraient aboutir à des pertes économiques catastrophiques.
Selon des sources locales, les agriculteurs et populations locales attendent désespérément une intervention d’urgence du ministère de l’Agriculture pour stopper l’avancée de ces nuées destructrices qui menacent gravement la sécurité alimentaire régionale. Les producteurs craignent des pertes financières colossales si la situation perdure sans réponse rapide et efficace.
Les vents violents compliquent dramatiquement la situation en accélérant la dispersion des essaims sur des zones toujours plus étendues. Les craintes sont réelles de voir cette calamité atteindre les villes intérieures si les opérations de détection et d’intervention chimique ou biologique tardent à se déployer massivement sur le terrain.
Les professionnels du secteur courent contre la montre pour exiger des autorités l’activation immédiate des plans de réponse rapide et la mobilisation des équipes de surveillance terrain. Ils rappellent que les expériences passées ont confirmé qu’une intervention précoce reste l’unique moyen de protéger les terres agricoles d’une destruction totale face à ces insectes voraces.
La persistance de cette menace place l’économie locale sous pression extrême, d’autant que le commerce des produits agricoles constitue l’épine dorsale de nombreux foyers de la région.
Les criquets pèlerins représentent l’un des fléaux agricoles les plus redoutables au monde, capables de dévorer l’équivalent de leur poids en végétation chaque jour. Un essaim d’un kilomètre carré peut consommer autant de nourriture en une journée que 35 000 personnes, expliquant l’ampleur du désastre économique potentiel pour les provinces du sud.
L’urgence absolue commande une mobilisation générale des moyens aériens et terrestres pour pulvériser les zones infestées avant que les criquets n’atteignent leur phase de reproduction qui multiplierait exponentiellement la catastrophe dans les semaines à venir.











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