Tout avait l’air, dès le départ de Rabat, d’une visite de travail importante et prometteuse pour le chef du gouvernement attendu dimanche au Caire pour co-présider la première réunion très attendue du Comité mixte de Coordination et de Suivi Maroc-Egypte. Elle sera conclue, dans le communiqué final, comme elle avait débuté, avec les souhaits d’une intégration économique et un équilibrage des échanges.
Entouré de pas moins de 7 ministres, Akhannouch a été chaleureusement accueilli à son arrivée, et avec tous les honneurs, par son homologue égyptien, pour un ordre du jour concis et précis portant sur différents volets de la coopération bilatérale ne souffrant d’aucune ombre, dont les axes à améliorer à l’avenir restent bien définis avec des échéanciers à respecter. Dans le détail, l’on y retrouve la diplomatie, les finances, l’agriculture, les équipements et l’eau, l’industrie, et les investissements, sans oublier la culture. Les deux parties affichent par ce choix leur volonté d’aller plus loin encore en dépassant les contraintes et entraves administratives.
Egypte et Maroc sont surtout attachés à la réussite de cette relation et ce partenariat qui, dans le respect des intérêts de chacun, méritent des efforts soutenus et de l’imagination pour en faire un modèle du genre dans la région Mena, où l’Egypte n’a pas trouvé un partenaire aussi attentif et intéressé par un tel modèle win-win proposé par ses soins. Le Maroc, de son côté, n’a pas hésité un seul instant à adhérer à l’idée de ce Comité de Suivi et de Coordination, connaissant le dynamisme, l’empressement structuré et la persévérance des décideurs égyptiens dans le pays le plus peuplé du continent africain, déterminé à diversifier ses partenariats et les réussir.
Surtout sur le plan économique. Car c’est des questions économiques qu’il a été le plus question durant ces quelques heures d’intenses discussions, d’analyses pertinentes et de constats établis sur la base des rapports du nombre de plus en plus élevé d’investisseurs égyptiens au Maroc et beaucoup moins de marocains en Egypte.
Sans en énumérer les chiffres des bilans fastidieux, du reste toujours en cours, ces derniers indiquent une volonté claire d’enrichir ce partenariat, de l’élargir et de le diversifier, en laissant de côté les questions politiques pour se recentrer sur l’essentiel en cette période mouvementée, des dossiers laissés en général aux chefs d’états.
Par Jalil Nouri












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