La réunion, sous l’œil de Washington, aura duré quatre heures, hier dimanche à Madrid, en présence des représentants du Maroc, de l’Algérie, de la Mauritanie et du Polisario, afin de dessiner les contours d’un accord sur l’application du Plan d’Autonomie au Sahara.
Ce qu’il faut en retenir, tout d’abord, c’est la très forte impression laissée par l’exposé très technique du chef de la diplomatie marocaine, Nasser Bourita, concentré exclusivement sur les marges de manœuvre dont bénéficieront les populations des provinces du Sud en matière d’institutions représentatives, de justice et de finances publiques. À l’aide de diapositives et d’un document officiel de 40 pages reprenant l’ensemble du projet d’autonomie, la prestation convaincante de Bourita lui a valu les félicitations des médiateurs américains de Trump, Massad Boulos et Waltz, ainsi que du représentant mauritanien et homologue de Bourita, à l’exception de ceux de l’Algérie et du Polisario, visiblement désarçonnés par un débat resté technique et non idéologique durant les quatre heures qu’a duré ce round de négociations.
Le suivant, toujours sous médiation américaine, se tiendra cette fois à Washington et pourrait constituer, selon les conseillers de Trump, le point culminant de ce processus. Il faut entendre par là que la Maison Blanche entend parvenir à la signature d’un accord final sous forme de blanc-seing de la part des contradicteurs.
Douchés par le travail favorable au plan d’autonomie marocain mené par les envoyés spéciaux américains et par la clarté de la position du Maroc, les derniers obstacles, notamment la reconnaissance de l’Algérie comme partie prenante aux négociations et le recul de la position du Polisario, ouvrent désormais la voie à un accord final.
Il faut signaler, par ailleurs, que ces premières discussions après des années de disette se sont déroulées dans un climat sans acrimonie ni agressivité verbale.
Par Jalil Nouri



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