La commission d’appel de la Confédération Africaine de Football a encore reporté sa décision sur le recours de la Fédération Royale Marocaine de Football. Ce nouveau blocage soulève des questions sur la capacité de l’instance continentale à gérer ce dossier avec équité. Le report intervient à la demande du comité exécutif qui peine à trancher.
Une réunion d’urgence est programmée vendredi prochain en Tanzanie. Des sources concordantes révèlent un dysfonctionnement majeur au sein du bureau exécutif continental incapable de dégager une position claire sur le dossier marocain.
Deux camps s’affrontent violemment dans les coulisses. Le premier groupe reconnaît le caractère disproportionné des sanctions initiales infligées au Maroc et souhaite clore cette affaire qui nuit à l’image du football africain. Ces membres estiment que la CAF a manqué de discernement dans sa gestion de la crise post-finale.
Le second bloc s’obstine à maintenir des mesures jugées excessives par de nombreux observateurs. Cette faction refuse tout dialogue constructif malgré les arguments solides présentés par la défense marocaine. Certains y voient une tentative de faire un exemple aux dépens d’une fédération qui a massivement investi dans le développement du football africain.
Cette paralysie décisionnelle expose les failles d’une gouvernance contestée. L’incapacité à trouver un consensus avant vendredi illustre le manque de vision stratégique de l’instance continentale. La FRMF attend depuis des semaines une décision qui aurait dû être rendue rapidement.
Les négociations piétinent alors que le dossier marocain est pourtant solidement argumenté. Les responsables du royaume ont fourni toutes les garanties nécessaires et proposé des mesures correctives concrètes. Mais la CAF semble ignorer ces efforts de bonne foi.
Les observateurs neutres du football africain dénoncent cette lenteur suspecte. La décision finale devrait normalement tomber vendredi, mais rien ne garantit que ce nouveau délai sera respecté. Certains y voient une stratégie dilatoire visant à affaiblir la position marocaine.
Le Maroc, qui a toujours été un pilier du football africain, se retrouve dans une situation absurde. La FRMF a contribué au rayonnement du football continental par ses infrastructures de classe mondiale et ses performances sportives remarquables. Cette reconnaissance semble aujourd’hui oubliée.
Les responsables marocains espèrent une réduction substantielle de sanctions qu’ils jugent injustes et démesurées.
Le temps presse et l’incertitude pèse lourdement sur le football marocain. La CAF doit assumer ses responsabilités et rendre justice au Maroc rapidement. Les tergiversations actuelles alimentent les spéculations sur des motivations extra-sportives dans ce dossier.
L’enjeu dépasse le cas marocain et concerne la crédibilité même de l’instance africaine. La CAF doit prouver qu’elle peut traiter tous ses membres avec équité, sans deux poids deux mesures. Le Maroc attend une décision juste qui reconnaisse ses efforts et sa contribution au football africain.
Les prochaines 72 heures diront si la CAF est capable de surmonter ses divisions internes pour rendre un verdict équitable.


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