La nouvelle flambée des prix des carburants, entrée en vigueur au Maroc dans la nuit du lundi 30 mars, ravive les inquiétudes autour du pouvoir d’achat et du coût global de la vie. Le gasoil enregistre une hausse de 2,40 dirhams par litre, tandis que l’essence super augmente de 1,40 dirham, dans un contexte international toujours secoué par les tensions géopolitiques au Moyen-Orient et par l’instabilité persistante des marchés pétroliers.
Cette progression n’est pas sans conséquences. Pour les ménages, elle alourdit immédiatement les dépenses liées aux déplacements. Pour les professionnels, notamment dans le transport routier, l’agriculture, la logistique ou encore l’industrie, elle se traduit par un renchérissement des charges d’exploitation qui risque de se répercuter, tôt ou tard, sur les prix des biens et des services.
Face à cette pression grandissante, le Conseil de la concurrence a décidé de resserrer son dispositif de veille. Jusqu’ici observé sur une base trimestrielle, le suivi du marché des carburants passera désormais à une fréquence mensuelle. L’objectif affiché est de contrôler de plus près la manière dont les variations des cours internationaux sont répercutées sur les prix pratiqués au niveau national, afin d’éviter toute hausse excessive ou toute expansion injustifiée des marges.
Au-delà du seul secteur des hydrocarbures, cette vigilance renforcée vise aussi les branches économiques dépendantes des produits pétroliers et de leurs dérivés. Le message est clair : dans un marché concurrentiel, les hausses doivent rester justifiées, proportionnées et transparentes.


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