La récente hausse des prix des carburants, intervenue le 16 mars, a déclenché une vive réaction des associations de défense des consommateurs. En première ligne, la Fédération nationale des associations du consommateur (FNAC) tire la sonnette d’alarme face à une augmentation jugée préoccupante, dans un contexte déjà marqué par une pression accrue sur le pouvoir d’achat des ménages marocains.
Selon la Fédération, les prix ont connu une progression significative, avec environ 2 dirhams supplémentaires pour le gasoil et 1,50 dirham pour l’essence. Une évolution qui, bien au-delà des stations-service, se répercute sur l’ensemble de l’économie, en particulier sur les coûts de transport et les produits de première nécessité.
Cette situation s’inscrit dans un environnement international incertain, dominé par les tensions géopolitiques au Moyen-Orient. La volatilité des cours du pétrole, susceptible de faire fluctuer le baril entre 80 et 140 dollars, place Bank Al-Maghrib en état de vigilance. Si l’inflation reste, pour l’heure, contenue, les risques pesant sur les équilibres macroéconomiques et les finances publiques demeurent bien réels.
Au-delà de la hausse elle-même, la FNAC pointe du doigt certaines pratiques jugées douteuses. La synchronisation des augmentations à minuit dans l’ensemble des stations-service suscite des interrogations sur le respect des règles de concurrence. Plus préoccupant encore, des cas de refus de vente avant l’entrée en vigueur des nouveaux tarifs ont été signalés, en violation des dispositions légales.
Face à ces dérives, la Fédération appelle à l’ouverture d’enquêtes et à un renforcement des contrôles. Elle plaide également pour des mesures concrètes, telles qu’une révision temporaire de la fiscalité sur les carburants, un encadrement des marges, et davantage de transparence dans la formation des prix.
Enfin, la FNAC met en garde contre toute hausse généralisée des prix des biens et services, rappelant que les baisses passées des carburants n’avaient pas été répercutées. Pour elle, le consommateur marocain ne saurait être, une fois encore, la variable d’ajustement.











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Bien sûr les taxeurs se sucrent au passage