La flambée se poursuit à la pompe. À partir du 1er avril 2026 à 00h01, les automobilistes marocains devront composer avec une nouvelle hausse marquée des carburants, quelques jours seulement après le relèvement déjà sensible intervenu à la mi-mars. Selon les tarifs annoncés par plusieurs médias marocains, le gasoil grimpera de 1,70 dirham par litre et l’essence sans plomb de 1,57 dirham, une évolution qui confirme l’installation d’une séquence haussière sur le marché national.
Concrètement, le litre de gasoil, qui tournait autour de 12,80 dirhams après la précédente révision, devrait désormais avoisiner 14,50 dirhams, tandis que l’essence passerait d’environ 13,93 dirhams à près de 15,50 dirhams. Ces niveaux restent indicatifs et peuvent varier selon les réseaux de distribution, mais ils traduisent déjà un choc direct pour les ménages comme pour les professionnels du transport et de la logistique.
Cette nouvelle poussée tarifaire s’explique par un environnement international toujours sous tension. Les incertitudes géopolitiques au Moyen-Orient, ajoutées aux perturbations qui affectent les circuits mondiaux d’approvisionnement pétrolier, continuent d’alimenter la nervosité des marchés énergétiques. Dans un système marocain où les prix des carburants restent étroitement liés aux cours internationaux des produits raffinés, toute secousse externe se répercute rapidement sur les stations-service du Royaume.
L’inquiétude monte d’autant plus que cette hausse risque d’alourdir davantage le coût de la vie. Déplacements, transport de marchandises, distribution et services: toute la chaîne économique pourrait être touchée, avec un effet en cascade sur les prix de nombreux biens de consommation. Dans un contexte déjà tendu pour le pouvoir d’achat, la pression sur les foyers marocains devrait donc encore s’accentuer dans les prochains jours.











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