Cette fois-ci et une fois n’est pas coutume, ce sont les étudiants en facultés de médecine dentaire qui entrent en turbulences, en attente d’un durcissement du cahier revendicatif, car les besoins sont pressants et les exigences ne peuvent attendre.
Une première grève des cours a été lancée en début de semaine, et d’autres arrêts sont sur l’agenda de cette mobilisation, qui a pour cause les mauvaises conditions d’étude. Le mouvement de contestation a démarré à Casablanca et devrait déteindre sur toutes les autres facultés en cas de non satisfaction des listes de demandes jugées justes par des étudiants en colère et prêts à tout pour obtenir gain de cause.
Les derniers se plaignent ouvertement de manques d’équipements indispensables et importants pour le bon déroulement de leur cursus universitaire et confient payer de leur poche et sur leurs bourses insignifiantes pour couvrir les achats de matériels de soins, alors que maintes incertitudes pèsent sur les conditions de formation clinique.
Autant de manques dont souffre l’université dans d’autres facultés en raison d’un manque de vision dans les budgets prévisionnels, soulignent encore les concernés.
Ces faiblesses et ce laisser-aller ne sont pas le propre de ces facultés de médecine dentaire, car cette impréparation existe dans tous les établissements scientifiques.
La présidence de l’université et les doyens de ces facultés n’ont pas encore répondu aux demandes de dialogue avec les étudiants et leurs syndicats, pour se cloîtrer derrière un mur de silence qui ne facilite guère une atmosphère en phase avec la nécessité d’instaurer un dialogue constructif pour le bien de la faculté de médecine.
Malgré la bonne volonté des grévistes, la perspective d’un retour à la normale dans les cours s’éloigne, au point de prévoir d’autres actions dans les prochains jours, des actions pour passer à un autre niveau de la contestation, malgré l’approche des examens et des stages, sur fond d’une tension accrue perceptible dans toutes les régions abritant des facultés de médecine et la crainte de nouvelles paralysies.












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