L’escalade militaire au Moyen-Orient provoque une onde de choc sans précédent sur les marchés énergétiques mondiaux. Les prix du gaz en Europe ont bondi de plus de 30% ce mardi, après avoir déjà enregistré une hausse d’environ 50% lundi, portant le gain cumulé à près de 90% en seulement 2 jours. Le contrat TTF néerlandais, référence du marché européen, a à un moment atteint une progression de plus de 40% en séance, un mouvement brutal directement lié à la suspension de la production de GNL par le Qatar après les frappes iraniennes sur ses infrastructures énergétiques.
Qatar Énergie, la compagnie pétrolière nationale qatarienne, a annoncé lundi l’arrêt de sa production de gaz naturel liquéfié à la suite d’attaques militaires iraniennes sur ses installations dans les zones industrielles de Ras Laffan et Mesaieed. Un coup dur pour l’Europe, qui avait importé 146 milliards de mètres cubes de GNL en 2025, faisant de toute perturbation soudaine de l’approvisionnement un facteur direct d’instabilité des prix.
Les répercussions se sont rapidement propagées aux marchés boursiers. Le DAX de Francfort a reculé de 2%, le CAC 40 parisien de 1,8% et le FTSE 100 londonien de 1,4% dès l’ouverture des échanges. Du côté du pétrole, le baril de Brent a progressé de plus de 4% pour atteindre 81 dollars, avant de grimper à 81,98 dollars en milieu d’après-midi à Abu Dhabi, soit une hausse de 5,45%, tandis que le West Texas Intermediate livraison avril s’établissait à 75,02 dollars, en hausse de 5,32%.
Face à cette situation, Goldman Sachs a révisé à la hausse ses prévisions pour le TTF au deuxième trimestre 2026, le portant à 45 euros par mégawattheure contre 36 euros précédemment, et à 55 euros pour avril 2026, invoquant les perturbations de la production qatarienne et la fragilité structurelle du côté de l’offre. La banque américaine avertit que la poursuite des troubles ou un retard dans le rétablissement de la production pourrait maintenir les marchés sous tension pendant une période prolongée.










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