La scène artistique marocaine a perdu, dans la nuit de vendredi, l’une de ses voix les plus emblématiques : Abdelhadi Belkhayat s’est éteint à l’âge de 86 ans, à l’hôpital militaire de Rabat, après une dégradation progressive de son état de santé.
Selon les informations relayées par plusieurs sources concordantes, l’artiste était hospitalisé depuis plusieurs semaines, dans un contexte médical devenu préoccupant ces derniers jours. Sa disparition a aussitôt provoqué une onde d’émotion dans les milieux culturels, tant sa voix avait traversé les époques sans jamais perdre de sa force intérieure.
Au-delà du choc, c’est surtout le sentiment d’un patrimoine qui se referme doucement qui domine. Né à Fès, Abdelhadi Belkhayat a très tôt rejoint Casablanca, où il a façonné une trajectoire artistique rare : celle d’un interprète capable de faire dialoguer la tradition marocaine, les résonances arabo-andalouses et une sensibilité moderne, portée par un timbre immédiatement reconnaissable.
Ses chansons — parmi lesquelles Qitar Al Hayat ou Al Qamar Al Ahmar — ne se sont pas contentées d’être des succès : elles sont devenues des repères. Des mélodies que l’on n’écoute pas seulement avec l’oreille, mais avec la mémoire. Une école du chant où l’émotion n’est jamais surjouée, où chaque inflexion semble pesée, habitée, comme si l’artiste chantait autant l’âme que la musique.
Avec le temps, Belkhayat avait aussi choisi la retenue. Retiré de la scène depuis des années, il demeurait pourtant étonnamment présent : dans les radios, les cérémonies familiales, les souvenirs partagés, et dans ce respect presque unanimement accordé aux grandes voix qui n’ont jamais trahi leur art. Sa dernière grande apparition publique remontait notamment à **Festival Mawazine, où il avait renoué, le temps d’un moment, avec le public.
Les hommages officiels et artistiques n’ont pas tardé. Le ministre Mohamed Mehdi Bensaid a adressé ses condoléances, tandis que des artistes proches ont confirmé la nouvelle et salué la stature de celui qui restera, pour beaucoup, l’un des piliers de la chanson marocaine authentique.
Les obsèques doivent avoir lieu samedi à Casablanca : la prière funéraire sera célébrée à la mosquée Al Noor (Nour), avant l’inhumation. Un dernier rendez-vous, sobre et lourd de sens, où familles, artistes et admirateurs viendront dire adieu à une voix qui, elle, ne disparaîtra pas : elle continuera de circuler, intacte, dans la conscience collective.











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Un grand monsieur qui, au-delà de son grand talent, a brillé par sa pudeur, son honnêteté et son attachement aux hautes valeurs spirituelles.
Il s’en est allé digne, humble et propre !
Sa voix puissante et généreuse dominera à jamais le concert discordant dans lequel s’est engagée une partie de nos chanteurs.
Puisse Dieu l’accueillir en son vaste paradis et l’entourer de sa miséricorde.
AMINE
Une icône de la chanson marocaine et arabe , une voix sublime qui a charmée des générations au fil du temps,durant des décennies.
Qu’il repose en paix.
الله يرحم سى عبدالهادى بلخياط و يجعل مثواه الجنه بجوار الصديقين والشهداءوالصالحين وحسن اولاءك رفيق انه سبحانه سميع مجيب