L’engouement pour la candidature aux prochaines élections de 2026 suscite un intérêt croissant auprès des jeunes de moins de 35 ans, de plus en plus nombreux à envisager de se présenter sous le statut d’« indépendant ». Une appellation qui mérite toutefois d’être revisitée, tant elle est déjà utilisée et revendiquée par le parti d’Akhanouch, peu enclin à s’en défaire.
Ces jeunes candidats potentiels se préparent ainsi très en amont, parfois jusqu’à neuf mois à l’avance, afin de réunir les fonds nécessaires à leur campagne électorale. Lorsque les économies personnelles et le soutien familial ne suffisent pas, la tâche devient ardue, d’autant que les frais de campagne peuvent atteindre plusieurs centaines de milliers de dirhams, sans aucune garantie d’obtenir le précieux sésame permettant de siéger au Parlement et de peser sur la vie politique nationale.
Occupés à constituer leurs dossiers de candidature, leurs démarches de plus en plus fréquentes auprès des administrations témoignent d’une dynamique réelle. Il est donc fort probable qu’un nombre significatif d’entre eux franchisse le pas pour une première expérience électorale, encouragés notamment par la perspective de subventions étatiques promises aux candidats hors des partis traditionnels.
Une évolution que les formations politiques classiques peinent à accepter, craignant une hémorragie de leurs rangs, notamment parmi une jeunesse souvent reléguée à des rôles secondaires, sans responsabilités réelles. Il leur faudra désormais des arguments solides pour convaincre leurs jeunes militants de conserver leur carte de parti, alors que la tentation est grande de tenter leur chance en tant que candidats indépendants, plutôt que d’attendre un hypothétique tour dans un cadre partisan peu généreux en soutien.
Cet engouement laisse ainsi présager l’entrée en lice de milliers de jeunes lors du scrutin de 2026, à condition toutefois de réunir les financements nécessaires. Reste une question centrale : comment convaincre les bailleurs de fonds d’investir dans une aventure électorale aussi prometteuse qu’incertaine ?
Par Jalil Nouri



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