Comment refuser de rendre service à Donald Trump et à sa politique au Proche-Orient ? L’administration américaine a su frapper à la bonne porte en demandant au Maroc d’envoyer des soldats pour rejoindre une future coalition internationale dans la bande de Gaza, aux côtés d’éléments indonésiens et d’autres forces issues du monde musulman.
La mission de ce déploiement consistera à assurer le maintien de l’ordre et de la sécurité après le départ des Israéliens, comme stipulé dans l’accord de paix et de cessez-le-feu mis en application par Washington. Le second volet de ce plan vise la reconstruction de Gaza et l’amélioration des conditions de vie d’une population meurtrie, avec pour objectif ultime la stabilisation durable de la région.
Habitués à des missions similaires dans le cadre des forces de maintien de la paix de l’ONU, et reconnus pour leur efficacité ainsi que leur discipline, les soldats des Forces Armées Royales devraient se retrouver en première ligne durant la longue période que nécessiteront un cessez-le-feu durable et la reconstruction de l’enclave palestinienne. Celle-ci serait administrée par une équipe civile palestinienne, une fois acté le départ d’Israël et le désarmement du Hamas.
Le président américain Donald Trump devrait officialiser dans les prochains jours la réponse du Maroc à sa demande d’intégrer des soldats marocains à cette force internationale. Ces derniers pourraient se voir confier des responsabilités directes auprès des habitants palestiniens, notamment en raison de leur proximité linguistique et culturelle, contrairement à d’autres contingents occidentaux appelés à composer cette coalition.
La question qui demeure est de savoir si le président américain ne sollicitera pas davantage l’implication de Rabat, notamment dans la gestion des programmes sociaux inclus dans son plan, aux côtés des Palestiniens.
Par Jalil Nouri
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