Après la précédente rencontre avortée et le retard enregistré dans la tenue d’une nouvelle session, le dialogue social engagé par le gouvernement avec les syndicats et le patronat reprend ses droits, avec une réunion prévue au cours de ce mois. La tenue de cette rencontre, à la veille du 1er mai, ne cache pas la volonté d’apaiser le climat social avant la fête du travail, dans un contexte déjà fortement tendu en raison de la flambée des prix.
Le secrétaire général du principal syndicat du pays, l’UMT, toujours prompt à monter au créneau, a d’ores et déjà annoncé sa participation, tout en affichant peu d’illusions quant à d’éventuelles avancées, et encore moins à de véritables progrès, à l’approche du départ du gouvernement actuel prévu pour l’été prochain. Ce dernier, bien qu’attaché à respecter son engagement d’organiser deux sessions annuelles de dialogue, ne semble guère en mesure de répondre aux revendications syndicales.
Dans l’immédiat, les syndicats mettent en avant des exigences prioritaires, notamment des augmentations substantielles des salaires et des pensions de retraite, avant d’aborder d’autres dossiers tout aussi sensibles, tels que le droit de grève, les libertés syndicales et les relations sociales, toujours aussi complexes. Ce dialogue social, dont sont exclues les petites centrales, laisse la place aux deux principales organisations, l’UMT et la CDT, qui porteront la voix des travailleurs aux côtés des représentants du patronat, lesquels participent en force après avoir obtenu, selon eux, des avancées significatives depuis l’arrivée du gouvernement.
En abordant cette nouvelle session de printemps, le gouvernement semble vouloir jouer la montre, évitant de s’engager sur des promesses qu’il pourrait difficilement tenir dans un contexte marqué par des incertitudes à la fois politiques et économiques. Une seule perspective semble se dessiner : celle de poursuivre les discussions si la conjoncture venait à s’améliorer.
Par Jalil Nouri












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