Selon le site d’information barlamane.com, réputé proche des milieux sécuritaires, une annonce majeure évoque le retour imminent d’un conseiller royal qui s’était éloigné de la scène politique pour mieux la reprendre en main dans une conjoncture jugée délicate.
Si cette information venait à être confirmée, elle pourrait être mise en parallèle avec un éventuel retrait d’Aziz Akhannouch de la direction du RNI, scénario qui, selon certains observateurs, ouvrirait un boulevard au PJD. Un tel contexte raviverait les équilibres politiques fragiles et replacerait Fouad El Himma au centre du jeu.
Dans cette hypothèse, l’ancien fondateur du PAM apparaîtrait une nouvelle fois comme l’homme de la situation, capable de contenir les ambitions du leader du PJD, Abdelilah Benkirane, et de restructurer un paysage politique traversé par de profondes tensions. On se souvient que Fouad El Himma avait déjà plaidé pour une ligne ferme face aux sorties jugées excessives du secrétaire général du PJD, notamment lorsque celui-ci avait publiquement interpellé le Roi Mohammed VI.
L’éventualité d’un retour actif de Fouad El Himma à la tête du PAM – impliquant son retrait formel de toute fonction officielle – serait interprétée comme une stratégie visant à garantir au parti une position dominante lors des prochaines législatives. L’objectif serait double : diriger l’Exécutif dans une période sensible et accompagner la mise en œuvre du plan d’autonomie au Sahara dans un contexte régional et diplomatique complexe.
Homme réputé pour sa maîtrise des dossiers sensibles et sa proximité ancienne avec le Souverain, El Himma disposerait, selon ses soutiens, des leviers nécessaires pour affronter simultanément ces défis politiques majeurs.
Dans une classe politique déjà ébranlée par les incertitudes actuelles, ces hypothèses alimentent de nombreuses spéculations. Une constante cependant émerge des analyses : si ce scénario se confirme, Fouad El Himma s’imposerait comme la figure centrale du paysage politique national, un rôle qui, pour certains observateurs, rappelle les périodes où Driss Basri incarnait l’autorité politique dominante.
Par Jalil Nouri


Contactez Nous