La banque américaine Citigroup a été confrontée à une situation pour le moins inhabituelle en avril dernier. Un virement erroné de 81 000 milliards de dollars a été effectué sur le compte d’un client, au lieu des 280 dollars initialement prévus. Cette erreur colossale, révélée par le Financial Times, a mis en lumière les failles des systèmes de contrôle interne de la banque.
L’incident est d’autant plus préoccupant qu’il a échappé à la vigilance de plusieurs employés, chargés du traitement et de la vérification des transactions. Il aura fallu attendre 90 minutes et l’intervention d’un troisième employé pour que l’erreur soit détectée et le virement annulé.
Selon les informations disponibles, cette erreur serait due à une combinaison de facteurs : une faute de frappe humaine et un système de secours doté d’une interface peu conviviale. Heureusement, les mécanismes de sécurité de Citigroup ont empêché les fonds de quitter la banque, évitant ainsi un désastre financier.
Cet incident met en évidence les défis auxquels sont confrontées les grandes institutions financières en matière de gestion des risques et de contrôle interne. La complexité des systèmes informatiques et la multiplication des transactions rendent difficile la détection de toutes les erreurs.
Citigroup a assuré avoir pris les mesures nécessaires pour renforcer ses contrôles et éviter que de telles erreurs ne se reproduisent. La banque a également informé les autorités financières américaines de l’incident, soulignant qu’il avait été évité de justesse.
Cet incident intervient dans un contexte où Citigroup est sous surveillance des régulateurs financiers américains. En juillet 2024, la banque a été sanctionnée pour des insuffisances dans ses contrôles internes et sa gestion des risques. Cette nouvelle erreur pourrait avoir des conséquences sur la confiance des investisseurs et des clients envers la banque.
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