Le Sénégal, malgré son sacre à la Coupe d’Afrique des Nations, se trouve aujourd’hui sous la menace de sanctions disciplinaires lourdes suite au comportement scandaleux de sa délégation lors de la finale face au Maroc. Les instances du football africain et international examinent de près les incidents graves qui ont entaché cette rencontre, et les conséquences pourraient être dévastatrices pour l’avenir des Lions de la Teranga.
Les faits qui se sont déroulés au stade Prince Moulay Abdallah de Rabat sont d’une gravité exceptionnelle. Alors que l’arbitre accordait un penalty au Maroc aux alentours de la 8ème minute du temps additionnel, les joueurs sénégalais ont pris la décision inédite et inadmissible de quitter le terrain en signe de protestation. Cette décision, visiblement orchestrée par le sélectionneur Pape Thiaw, constitue un précédent extrêmement dangereux pour l’intégrité du football africain. L’équipe a regagné les vestiaires, abandonnant purement et simplement la partie pendant 16 minutes, dans un affront direct aux règles du jeu et au respect dû à l’adversaire.
Lorsque les Sénégalais ont finalement consenti à revenir sur la pelouse, Brahim Diaz a manqué le penalty de manière malheureuse, avant que Pape Gueye n’inscrive le but victorieux dans la première période de prolongation. Cette victoire obtenue dans de telles circonstances restera à jamais entachée par le comportement déplorable qui l’a précédée.

Les sanctions potentielles prévues par les règlements de la Confédération Africaine de Football sont particulièrement sévères. Elles pourraient inclure des amendes financières substantielles ainsi que des suspensions de 4 à 6 matchs pour plusieurs joueurs et membres du staff technique. Or, avec l’approche imminente de la Coupe du Monde et le nombre limité de rencontres restantes au calendrier international, ces suspensions pourraient signifier ni plus ni moins qu’une exclusion pure et simple du Mondial.
La situation est d’autant plus critique que ce ne sont pas seulement quelques éléments isolés qui ont participé à ce retrait du terrain, mais bien l’ensemble du groupe. Le sélectionneur et la quasi-totalité de l’effectif ont abandonné le terrain, ce qui signifie que les sanctions pourraient toucher l’intégralité de la délégation sénégalaise. Une telle punition collective serait sans précédent, mais elle serait proportionnelle à la gravité de l’acte commis.

Gianni Infantino, président de la FIFA, n’a pas tardé à condamner fermement le comportement du Sénégal. Le patron du football mondial a exprimé son attente de sanctions appropriées après les scènes chaotiques observées à Rabat. Sa prise de position claire démontre que les instances internationales ne laisseront pas passer un tel manquement aux valeurs fondamentales du sport. Les images du retrait collectif des joueurs sénégalais ont fait le tour du monde, portant atteinte à l’image du football africain dans son ensemble.
Au-delà des sanctions sportives, ce comportement pose des questions fondamentales sur l’éthique et le fair-play. Comment peut-on célébrer un titre obtenu après avoir refusé de jouer selon les règles établies? Comment peut-on se réjouir d’une victoire quand on a menacé l’intégrité même de la compétition? Le Sénégal a peut-être soulevé le trophée, mais il l’a fait au prix de sa crédibilité et de son honneur sportif.

Les prochaines semaines seront décisives pour l’avenir du football sénégalais. La Confédération Africaine de Football et la FIFA devront examiner minutieusement tous les éléments de cette affaire et prendre les mesures qui s’imposent. Une chose est certaine, le précédent créé par le Sénégal ne peut rester sans réponse ferme, sous peine d’ouvrir la porte à tous les abus futurs. Le football mondial attend désormais que justice soit faite, et que les responsables de ce comportement inacceptable en assument pleinement les conséquences.










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