Une nouvelle vague d’escroquerie numérique cible actuellement les automobilistes marocains, exploitant la crainte des amendes routières pour piéger les victimes. L’alerte a été lancée par l’Agence Nationale de la Sécurité Routière, qui dément formellement toute implication dans ces pratiques frauduleuses.
Depuis plusieurs jours, des citoyens reçoivent des SMS leur signalant une prétendue infraction au Code de la route. Le message, souvent rédigé dans un ton officiel, propose une réduction immédiate en cas de paiement rapide. Pour renforcer la crédibilité, un lien est fourni, redirigeant vers un site imitant parfaitement les plateformes institutionnelles.
Mais derrière cette apparence trompeuse se cache une arnaque bien structurée. En cliquant sur le lien, l’utilisateur est invité à renseigner ses informations personnelles, puis ses coordonnées bancaires. Une fois ces données saisies, les escrocs peuvent accéder aux comptes et effectuer des transactions frauduleuses en toute discrétion.
Les autorités expliquent que cette méthode relève du “smishing”, une technique d’hameçonnage par SMS visant à manipuler psychologiquement les victimes. L’urgence créée par la menace d’une amende majorée, combinée à la promesse d’une réduction, pousse de nombreux usagers à agir sans vérifier l’authenticité du message.
Face à cette situation, la NARSA insiste sur un point essentiel : elle ne propose aucun service de paiement d’amendes via SMS et n’envoie jamais de liens pour ce type d’opération. Le site mentionné dans ces messages est un faux portail qui usurpe l’identité d’un service public, sans aucun lien avec les plateformes officielles.
Le Ministère de la Justice a également mis en garde contre cette campagne frauduleuse, appelant les citoyens à redoubler de vigilance face à ces messages trompeurs.
Les autorités recommandent ainsi de ne jamais cliquer sur des liens suspects, de vérifier systématiquement l’adresse des sites officiels — généralement en “.gov.ma” — et de ne transmettre aucune donnée sensible en ligne sans certitude sur l’identité du service.
Cette affaire rappelle une réalité de plus en plus préoccupante : à mesure que les services publics se digitalisent, les cybercriminels perfectionnent leurs techniques pour exploiter la confiance des citoyens. Une vigilance accrue reste aujourd’hui la meilleure protection contre ces nouvelles formes d’escroquerie.



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