Il faut espérer que l’année 2026 sera, avec la montée en puissance des candidatures de jeunes indépendants, celle d’une arrivée massive et inédite des femmes en politique nationale.
Jusqu’à présent, et depuis la mise en place du premier Parlement, leur présence effacée a toujours été la règle plutôt que l’exception, que ce soit au sein des partis ou dans les instances représentatives, malgré des tentatives limitées visant à accroître leur nombre, souvent restées sans effet réel.
Marginalisées dans les centres de décision et, à l’exception de quelques figures alibis propulsées sur le devant de la scène médiatique, leur place a constamment été minorée. Non pas parce que les femmes manqueraient d’engagement ou de volonté — bien au contraire, nombreuses sont celles animées par le désir sincère de servir le pays et de défendre leurs idéaux — mais en raison de la persistance des états-majors politiques et des gouvernements successifs à les considérer comme de simples faire-valoir.
Ce n’est que récemment qu’une femme a pris la direction d’un parti politique, le PAM, même si cette responsabilité demeure partagée avec d’autres membres. Avant elle, les femmes se sont heurtées à de multiples obstacles, souvent dissimulés derrière des discours policés, mais révélateurs d’un machisme structurel qui continue, malheureusement, de se transmettre de génération en génération.
Comme frappées d’une forme de fatalité, leurs parcours politiques se sont fréquemment arrêtés aux portes des suffrages internes des partis, faute de reconnaissance de leurs compétences et de leurs capacités à diriger des formations auxquelles elles ont pourtant consacré temps, énergie et parfois même leur vie familiale et professionnelle.
L’année 2026 marquera-t-elle enfin le début d’un changement des mentalités ? Car, au fond, tout semble relever d’une question de culture politique et d’état d’esprit, un chantier encore à reconstruire.
Par Jalil Nouri











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