Les premières audiences liées aux événements de violence survenus lors de la finale de la Coupe d’Afrique des Nations 2025 s’ouvrent ce jeudi à la mi-journée devant le tribunal correctionnel de première instance de Rabat. Dix-neuf personnes, dont dix-huit ressortissants sénégalais et un citoyen algérien, comparaissent pour des faits graves commis au stade Prince Moulay Abdellah, à l’issue du match ayant opposé le Maroc au Sénégal, le dimanche 18 janvier dernier.
Selon les informations recueillies, les prévenus sénégalais sont poursuivis pour une série d’infractions lourdes, parmi lesquelles la contribution à des actes de violence lors d’une rencontre sportive, l’intrusion sur la pelouse par usage de la force, la dégradation d’équipements sportifs, les violences à l’encontre des forces de l’ordre, ainsi que le jet volontaire de projectiles solides ayant causé des dommages à autrui. Les mis en cause ont été interpellés à la suite des débordements ayant émaillé la fin de cette rencontre à haute tension.
Le citoyen algérien, identifié par les initiales “M.A.”, fait quant à lui l’objet de poursuites pour des chefs d’accusation similaires, incluant notamment la participation à des violences sportives, la dégradation d’installations du stade, des violences contre des agents de la force publique, ainsi que le jet volontaire de substances liquides ayant occasionné des préjudices à des tiers.
La décision de poursuivre l’ensemble des prévenus en état de détention provisoire a été prise mercredi soir par le procureur du Roi près le tribunal de Rabat, après leur présentation devant le parquet. Cette mesure est intervenue à l’issue de leur audition par la police judiciaire, chargée d’établir les responsabilités individuelles et de qualifier précisément les faits reprochés à chacun.
Ces interpellations font suite aux scènes de chaos observées au stade Prince Moulay Abdellah, théâtre de violences inédites en marge d’un événement sportif majeur. Les autorités judiciaires entendent, à travers ce procès, envoyer un signal fort quant à la fermeté de l’État face aux débordements violents dans les enceintes sportives, et rappeler que le football, quelle que soit l’intensité de la rivalité, ne saurait justifier des actes portant atteinte à la sécurité publique et aux biens collectifs.
L’affaire, suivie de près par l’opinion publique nationale et internationale, devrait connaître de nouveaux développements dans les prochains jours, à mesure que les débats judiciaires permettront d’établir les faits et les responsabilités.










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