À la veille de la finale du CHAN 2025, le Maroc affrontera Madagascar, une équipe surnommée les Barea. Portrait d’un adversaire en pleine ascension qui rêve de créer la surprise face aux Lions de l’Atlas.
L’équipe nationale malgache, connue sous le surnom évocateur des Barea — en référence au zébu endémique de la Grande Île — est devenue l’un des visages les plus inspirants du football africain. Encadrée par une fédération datant de 1961, cette sélection, jamais qualifiée pour une Coupe du monde, a construit sa renommée autour de performances surprenantes et d’une détermination fragile dans un paysage footballistique en constante évolution.
Sport national par excellence, le football passionne environ un quart de la population malgache. Le championnat local, la Pro League Madagascar, et des clubs emblématiques comme CNaPS Sport ou Fosa Juniors soutiennent cet engouement. Le Stade Barea, récemment rénové dans la capitale Antananarivo, incarne le renouveau du football national.
Sur le plan continental, l’équipe a multiplié les exploits : pour sa première participation à la CAN en 2019, elle a atteint les quarts de finale, écartant notamment le Nigeria et la RD Congo, des performances qui ont marqué les esprits. En 2022, les Barea ont décroché la troisième place du CHAN, confirmant leur progression constante sur la scène africaine.
Lors de cette édition 2025 du CHAN, Madagascar a confirmé son statut de véritable outsider. Les Barea ont d’abord franchi la phase de groupes avec brio, s’imposant face à des adversaires réputés par leur rigueur tactique et leur puissance physique. En quarts de finale, ils ont créé la surprise en éliminant le pays hôte, le Kenya, dans un Moi International Stadium en ébullition, avant de récidiver en demi-finale contre le Soudan, au terme d’une rencontre haletante. Grâce à une organisation défensive solide, une solidarité sans faille et une efficacité offensive redoutable, les Malgaches se sont ouvert pour la première fois les portes d’une finale continentale, écrivant ainsi l’une des plus belles pages de leur histoire footballistique.
Leur style repose sur une combativité exemplaire, une solidarité collective et une cohésion forgée dans l’adversité. Cette capacité à se transcender face aux attentes fait des Barea une équipe redoutable, particulièrement sur la scène du CHAN. Sous la houlette de leur sélectionneur, ils ont su allier résilience et tactique pour atteindre leur première finale de cette compétition.
Pour ceux qui ne connaissent pas encore ce pays, Madagascar est une immense île de l’océan Indien, souvent surnommée la « Grande Île », réputée pour sa biodiversité unique au monde et son riche patrimoine culturel. Malgré des défis économiques persistants, ses habitants trouvent dans le football un langage universel, une passion fédératrice qui rassemble toutes les générations et incarne une véritable source de fierté nationale.
La finale du CHAN entre le Maroc et Madagascar s’annonce comme un duel inédit, opposant l’expérience des Lions de l’Atlas locaux à l’audace des Barea. Si Madagascar a déjà prouvé qu’il pouvait surprendre et bousculer les hiérarchies, l’avantage semble pencher du côté marocain, fort de ses deux sacres continentaux récents (2018 et 2020), d’un effectif plus étoffé et d’une préparation rigoureuse. À la veille de ce rendez-vous historique, les supporters marocains nourrissent l’espoir de voir leurs joueurs écrire une nouvelle page dorée du football national et confirmer la suprématie du Maroc sur la scène africaine.
Maroc–Madagascar : l’heure de vérité approche. Plus que jamais, c’est l’heure des Lions !
Par Mounir Ghazali
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