Le dernier match de l’Algérie face à la sélection congolaise de la RDC n’augure rien de bon pour la suite de la compétition, ni pour son quart de finale prévu dimanche à Marrakech contre le Nigeria. Les scènes inadmissibles observées au stade Moulay Hassan ont suscité une vague de condamnations unanimes sur les réseaux sociaux comme dans les médias.
Entre un supporter algérien surpris en train d’uriner dans les gradins sous les yeux du reste de l’assistance, un joueur multipliant gestes et propos obscènes sur la pelouse à l’encontre du public, et un autre joueur algérien humiliant un supporter congolais — devenu l’une des figures emblématiques de la compétition pour son imitation du leader de l’indépendance de son pays, véritable attraction saluée par tous — la colère et la déception ont été totales.
Pour un seul match, le prestige d’une victoire sportive s’est trouvé effacé d’un trait, ne laissant place qu’à un scénario écœurant, appelé à marquer durablement la participation algérienne à cette CAN 2025. Et le pire semble encore à craindre.
Car que se passera-t-il, dimanche, au Grand Stade de Marrakech, si cette équipe venait à s’incliner face à la redoutable sélection nigériane, et si son nombreux public attendait mal cette éventuelle défaite ? La question mérite d’être posée avec sérieux.
À Rabat, le stade a déjà été le théâtre de débordements lors… d’une victoire. À quoi faudra-t-il alors s’attendre en cas de revers à Marrakech ? Difficile d’anticiper les réactions si le scénario venait à se répéter, voire à s’aggraver. La crainte est celle de comportements violents susceptibles de troubler une paisible soirée dominicale d’hiver dans la ville ocre, avec des conséquences imprévisibles.
Assistera-t-on à de nouvelles images choquantes, relayées à grande échelle, venant ternir l’image d’une organisation jusque-là saluée pour sa rigueur et son professionnalisme ? Pour ce match à hauts risques, un important dispositif sécuritaire sera certes déployé. Mais l’expérience passée invite à la prudence : les précédents ne manquent pas.
Par Jalil Nouri











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