Si les comptes sont encore loin d’être arrêtés pour évaluer précisément les retombées financières liées à l’organisation et à la médiatisation de la compétition africaine, on peut en revanche déjà parier sur l’attribution quasi officielle au Maroc de plusieurs événements footballistiques majeurs dans les prochaines années. Selon certaines sources, ces projets feront pâlir d’envie les détracteurs, qui en ont déjà eu pour leur compte.
Et pour cause : il s’agirait, d’une part, de l’organisation quasi officielle de la prochaine édition de la CAN pour la deuxième fois consécutive, d’autre part, de l’accueil de la finale de la prochaine Ligue des champions africaine, et enfin — en prélude à la Coupe du monde 2030 — de l’organisation, un an auparavant, de la Coupe du monde des clubs, en guise de répétition générale.
Avec ces trois rendez-vous majeurs, dont la confirmation est attendue avant la fin de la CAN 2025, le 18 janvier, le Royaume réaliserait un véritable jackpot, au regard des importantes retombées économiques espérées en matière de tourisme, d’investissements et de grands projets d’infrastructures.
Par ailleurs, à l’image du Qatar, avec lequel le Maroc s’inscrit désormais dans une logique de partenariat stratégique plutôt que de concurrence, cette succession d’événements permettrait au Royaume d’asseoir durablement son image d’« organisateur de référence du football mondial ». Un label à forte valeur ajoutée, appelé à renforcer les acquis et les gains futurs à l’horizon 2030, notamment en termes de soft power. Une étude dédiée mériterait d’ailleurs d’être menée afin de promouvoir, à l’échelle internationale, cette image de centralité footballistique, en attendant la consécration du Maroc comme puissance incontournable du football mondial.
Par Jalil Nouri



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