En Angleterre, ces dispositifs existent depuis longtemps. En Afrique, en revanche, ils ont été expérimentés pour la première fois à l’occasion de l’organisation actuelle au Maroc de la CAN 2025.
Ces annexes judiciaires, dédiées aux matchs de football, ont été installées dans l’ensemble des stades accueillant la compétition. Elles sont dotées d’un juge, d’un greffier et d’un traducteur, ainsi que de tous les moyens bureautiques et technologiques nécessaires à l’accomplissement optimal de leur mission. Cette expérience, jugée concluante, est appelée à être reproduite lors des compétitions nationales.
Le dispositif couvre plusieurs types de situations. Il concerne aussi bien les faits de violence et les comportements portant atteinte à autrui — agressions, dégradations de biens publics — que le traitement des plaintes liées à la perte de documents ou d’effets personnels.
Le principe est simple : le juge entend l’auteur des faits reprochés, dresse un procès-verbal et, selon la gravité, prononce soit une amende payable immédiatement sur place, sans poursuite ultérieure, soit le transfert du mis en cause au représentant de la police judiciaire également présent. Dans les cas plus graves, l’enquête est approfondie et la procédure peut se poursuivre jusqu’à l’inculpation de l’auteur de l’infraction — marocain ou étranger — devant un tribunal compétent, dans le strict respect des droits, lesquels sont expliqués dans le moindre détail aux contrevenants pris en flagrant délit.
Parallèlement, un signalement automatique est effectué auprès des postes-frontières pour les ressortissants étrangers, au cas où ceux-ci ne répondraient pas aux convocations.
Cette nouveauté a permis, jusqu’à présent, de traiter une soixantaine de cas. Un bilan appelé à s’alourdir à mesure que la tension monte dans les stades, à l’approche des phases décisives de la compétition — quarts de finale, demi-finales et finale — où l’enjeu sportif accentue naturellement la pression.
Par Jalil Nouri











Contactez Nous