Après avoir semé l’inquiétude et déclenché un large état d’alerte dans le nord du Royaume, l’affaire d’un hélicoptère suspect repéré en janvier dans le ciel marocain, connaît un tournant majeur. La Brigade nationale de la Gendarmerie royale, en coordination avec les unités locales, affirme avoir démêlé les premiers fils d’un dossier qui révèle une évolution préoccupante des méthodes de contrebande.
Selon les informations disponibles, une opération sécuritaire minutieuse a conduit à l’interpellation de trois suspects : deux ont été arrêtés à Oued Laou, tandis que le troisième a été appréhendé à Tanger, au terme d’investigations de terrain et de recoupements techniques.
Les premiers éléments de l’enquête orientent vers une structure criminelle organisée, spécialisée dans le trafic international de stupéfiants. Particularité du mode opératoire : l’utilisation d’hélicoptères volant très bas, de nuit, afin d’échapper aux dispositifs de détection et de rallier, par la voie des airs, les côtes espagnoles avec des cargaisons de résine de cannabis.
Les expertises menées sur les téléphones saisis auraient mis au jour des données jugées « importantes », suggérant une logistique planifiée et des relais multiples. Les recherches évoquent également un lien entre l’appareil et de vastes terres agricoles appartenant, selon plusieurs sources médiatiques, à une figure connue pour des antécédents dans la contrebande, un individu qui aurait quitté le territoire dès l’éclatement de l’affaire.
Placés en garde à vue, les mis en cause restent au cœur d’une enquête conduite sous la supervision du parquet compétent, alors que les investigations se poursuivent pour identifier le véritable cerveau et cartographier les ramifications transfrontalières de ce réseau.


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