À l’issue de sa session plénière tenue à Mexico du 11 au 13 février 2026, le Groupe d’action financière (GAFI/FATF) a livré un signal silencieux, mais lourd de sens pour le Maroc : le Royaume n’apparaît dans aucune liste de surveillance, confirmant la solidité de son dispositif de lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme.
Depuis sa sortie de la “liste grise” en février 2023, Rabat s’emploie à consolider ses réformes et à préserver une crédibilité devenue stratégique dans un environnement mondial de plus en plus exigeant. Cette stabilité réglementaire pèse directement sur l’attractivité du pays : elle rassure les banques correspondantes, fluidifie les transactions, réduit la “prime de risque” et contribue à améliorer les conditions de financement sur les marchés internationaux , un enjeu majeur au moment où le coût de l’argent reste élevé.
Le contraste est d’autant plus visible que le GAFI a, dans le même temps, ajouté le Koweït et la Papouasie-Nouvelle-Guinée à la liste des juridictions sous surveillance renforcée, tandis que d’autres États poursuivent leurs rapports d’étape. La plénière de Mexico a également marqué une séquence importante sur le plan méthodologique : adoption des rapports d’évaluation de l’Autriche, l’Italie et Singapour, premiers pays examinés dans un cycle d’évaluations mutuelles plus rigoureux.
Au-delà des listes, le GAFI a orienté ses travaux vers les menaces émergentes, en validant de nouveaux chantiers sur la fraude en ligne et les actifs virtuels, signe d’une vigilance accrue face à la criminalité financière à l’ère numérique.
Pour le Maroc, le message est clair : rester hors radar n’est pas seulement une performance technique, c’est un avantage compétitif notamment pour consolider le rôle de Casablanca Finance City comme plateforme régionale de confiance.










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