Le “streamer” marocain Ilyas El Malki a quitté le centre pénitentiaire local de Sidi Moussa à El Jadida, dans la nuit du vendredi 2 janvier 2026, après avoir bénéficié d’un mécanisme désormais très commenté : la conversion d’une peine privative de liberté en sanction alternative.
Condamné en première instance à dix mois de prison ferme assortis d’une amende de 20.000 dirhams, le youtubeur a pu recouvrer la liberté après avoir réglé une somme présentée comme équivalente au reliquat de sa peine, calculée sur la base de 500 dirhams par jour.
Mais cette sortie ne ressemble pas à une “fin de dossier” classique. Selon les informations relayées par plusieurs médias, l’intéressé ne se limite pas à un règlement financier : il sera également tenu d’effectuer des travaux d’intérêt général au niveau de la commune d’Oulad Rahmoun (cercle d’Azemmour), sur des missions liées notamment à la propreté et au jardinage, sous supervision des autorités compétentes.
L’affaire, très suivie sur les réseaux sociaux, s’inscrit dans un contexte où la question de la responsabilité des influenceurs et des contenus numériques est de plus en plus posée. Ilyas El Malki avait été poursuivi et condamné pour des faits évoquant l’incitation, ainsi que l’injure, la diffamation et le dénigrement. Devant la juridiction, il avait présenté des excuses et affirmé vouloir se retirer définitivement des plateformes une fois la procédure terminée.
Au cœur de ce dossier, figurent aussi des plaintes émanant de syndicats et d’organisations civiles de chauffeurs de taxi, qui estiment avoir été visés et offensés par des propos attribués au streamer.
Par ailleurs, lors de son interpellation et de sa fouille, il a été fait état de la découverte de résine de cannabis en sa possession — un élément que l’intéressé aurait contesté quant à son usage.
Au-delà du cas individuel, cette libération relance le débat sur les peines alternatives au Maroc : leur philosophie, leur efficacité et leurs limites. Le dispositif vise notamment à réduire la surpopulation carcérale et à privilégier, dans certains cas, des sanctions à dimension réparatrice ou sociale, tout en maintenant l’exécution de la peine sous d’autres formes.



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