C’est aujourd’hui, samedi 7 février, que se tient au Centre des expositions Mohammed VI à El Jadida le congrès extraordinaire de la formation du RNI, auquel son chef sortant, Aziz Akhanouch, officialisera son départ et son retrait de la vie politique.
Le nom de son successeur, Mohammed Chouki, n’est plus un secret, puisqu’il est l’unique candidat à un vote qui lui sera favorable, après avoir été adoubé par le bureau politique en raison de son statut privilégié de chef du groupe parlementaire. Reste la question de savoir pourquoi le véritable numéro deux, l’actuel président de la Chambre des représentants, Rachid Talbi Alami, ne s’est pas présenté pour cette succession qui lui aurait été assurée d’office, et pourquoi, également, aucune autre candidature n’a émergé, alors que de nombreux noms auraient pu reprendre le flambeau.
Ce sera également aujourd’hui l’occasion de renouveler les instances du parti, une opération incluant l’état-major du RNI et le bureau politique, d’où devraient émerger de nouvelles figures sans opposition majeure, et d’accueillir désormais, en invité de marque, Aziz Akhanouch, qui viendra faire ses adieux et laisser son héritage politique. Sans surprise, le programme électoral du parti, déjà fin prêt, sera présenté tambour battant, avec probablement les dernières recommandations d’Akhanouch pour les prochaines élections et la stratégie à suivre pour les remporter face aux alliés.
Des alliés, l’Istiqlal et le PAM, qui suivront minute par minute le déroulement de ce congrès extraordinaire afin d’envisager les mois restants du mandat du gouvernement et de savoir si Akhanouch restera à sa tête ou le quittera dans la foulée, cette seconde éventualité étant très probable et les partenaires en étant convaincus dès la semaine prochaine.
On imagine que ce congrès sera chargé d’une forte émotion interne en raison du départ-surprise de son dirigeant, mais également d’une série d’interrogations externes sur l’avenir de la majorité actuelle, qui pourrait imploser à tout moment et favoriser le chacun pour soi lors du scrutin de septembre.
Par Jalil Nouri










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