Dix jours après l’élimination de l’Algérie en quart de finale de la CAN 2025 face au Nigeria (0-2), le dossier disciplinaire a connu un tournant : la Confédération africaine de football (CAF) a rendu son verdict et il est lourd. Sanctions sportives, amendes, et mise en cause du comportement en tribunes comme sur le terrain : l’instance continentale a choisi la fermeté pour répondre aux débordements survenus le 10 janvier 2026.
Des suspensions qui touchent deux cadres
Sur le plan individuel, deux joueurs sont particulièrement ciblés. Le gardien Luca Zidane écope de deux matchs de suspension à la suite d’un accrochage au coup de sifflet final, une sanction qui devrait être purgée lors des prochaines échéances qualificatives africaines.
Même logique de sévérité pour le latéral Rafik Belghali, sanctionné de quatre matchs, dont deux avec sursis, après un comportement jugé véhément à l’égard du corps arbitral.
Une facture proche de 100 000 dollars pour la fédération
Au-delà des cas individuels, la CAF frappe aussi au portefeuille. D’après les informations relayées par des sources concordantes, la Fédération algérienne (FAF) se voit infliger un total d’amendes autour de 100 000 dollars, couvrant le comportement de l’équipe et des officiels, mais aussi celui d’une partie du public.
Le détail des griefs souligne la volonté de la CAF de sanctionner « à tous les étages » :
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Comportement de l’équipe et des officiels : sanctions financières liées aux incidents d’après-match et aux débordements sur le terrain.
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Comportement des supporters : amendes pour gestes offensants envers l’arbitrage (dont l’exhibition de billets de banque), tentative d’envahissement, et usage de fumigènes.
L’amende la plus commentée concerne précisément les gestes du public suggérant une corruption arbitrale, jugés « offensants et abusifs » par l’instance.
La FAF annonce un appel
Sans surprise, la fédération algérienne conteste la lourdeur du verdict. Elle a annoncé avoir interjeté appel, espérant obtenir une réduction des sanctions sportives et de la note financière avant le lancement de la prochaine campagne internationale.
Au-delà du cas algérien, la CAF envoie un message : à l’heure où la CAN 2025 se joue dans un climat de forte pression, l’instance veut rappeler que la contestation ne peut basculer ni dans la violence, ni dans l’atteinte à l’intégrité des arbitres — un enjeu d’autant plus sensible que le tournoi a déjà été marqué par d’autres tensions disciplinaires.










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