Prenant à New York la présidence tournante du Conseil de sécurité à partir du 1er avril, la France a pris l’initiative, dès son entrée en fonction, d’ouvrir le dossier du Sahara marocain. Fidèle à sa promesse de défendre le plan d’autonomie marocain pour cette région et de plaider en faveur d’une solution juste et durable, conforme à la proposition marocaine pour le règlement du conflit, Paris a joint le geste à la parole en s’engageant dans une véritable course contre la montre sur ce dossier épineux.
Une parole donnée par le président Emmanuel Macron lors de sa visite historique de l’hiver dernier à Rabat, devant le Parlement, et qui sera suivie de celle du roi Mohammed VI en France — une visite dont la date n’a pas encore été fixée, mais qui ne saurait tarder après la fin de sa convalescence, consécutive à une chute sur son épaule gauche. Le souverain se porte mieux et reprend progressivement ses activités.
À New York, il faudra s’attendre à voir le Maroc, les États-Unis, et probablement la Grande-Bretagne — qui s’apprête à reconnaître la souveraineté marocaine sur son Sahara — déployer tous les efforts nécessaires pour faire avancer le dossier du plan d’autonomie, après des années de blocage, et lui assurer une assise internationale unanime. La cause séparatiste est désormais définitivement marginalisée, ne comptant plus que sur le soutien isolé de l’Algérie.
Cette dernière, qui vient de céder la présidence du Conseil de sécurité à la France, n’a pas réussi à faire entendre sa voix, restée inaudible, malgré des tentatives vaines de mobilisation en coulisses. Elle doit désormais se résoudre à abandonner ses ambitions expansionnistes et laisser la communauté internationale faire son travail.
La présidence française au Conseil de sécurité s’annonce donc comme une opportunité capitale pour amorcer une solution au conflit artificiel imposé par Alger, en violation du droit international. Il est temps, dès à présent, de préparer le retour des Sahraouis séquestrés dans les camps de Tindouf depuis une éternité, vers leur pays, le Maroc.
Par Jalil Nouri
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