La zone euro enregistre un ralentissement économique marqué sous l’effet des retombées de la guerre en Iran, avec une dégradation notable de l’activité dans plusieurs secteurs clés. Si l’indice composite des directeurs d’achat est resté au-dessus du seuil de 50 points séparant croissance et contraction pour le 15ème mois consécutif, la dynamique s’affaiblit sensiblement sous la pression de la crise régionale.
Le ralentissement est alimenté par un recul des nouvelles commandes et une dégradation du secteur des services, tandis que le secteur manufacturier continue de croître malgré un ralentissement de la production à 51,7 contre 51,9 le mois précédent. Plus inquiétant, les coûts des intrants ont bondi à leur rythme le plus rapide depuis février 2023, sous l’effet conjugué de la hausse des prix de l’énergie et des perturbations des chaînes d’approvisionnement directement liées à la guerre, en particulier dans l’industrie.
Chris Williamson, économiste en chef chez S&P Global, a tiré la sonnette d’alarme en évoquant le risque d’une entrée de la zone euro en stagflation, ce scénario redouté qui combine hausse des prix et ralentissement de la croissance simultanément, une configuration particulièrement difficile à gérer pour les banques centrales qui se retrouvent coincées entre la nécessité de combattre l’inflation et celle de soutenir l’activité économique.











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