Le tribunal de première instance de Rabat a tranché, lundi, dans l’affaire du supporter algérien surnommé sur les réseaux « le urinant dans les gradins », poursuivi en état d’arrestation à la suite d’un incident survenu en marge d’une rencontre de la CAN 2025. La juridiction l’a condamné à trois mois de prison ferme ainsi qu’à une amende de 500 dirhams, selon plusieurs médias.
Le prévenu était poursuivi pour « outrage public à la pudeur » et « profération d’expressions contraires aux bonnes mœurs et à la morale publique à l’encontre d’une personne ou d’un groupe, lors de matchs ou de manifestations sportives », des qualifications qui renvoient à la volonté des autorités de renforcer la discipline dans les enceintes sportives.
Au-delà du fait divers, cette décision intervient dans un contexte où le Maroc, pays hôte, a multiplié les messages sur la nécessité de préserver l’image de la compétition, la sécurité des tribunes et le respect du public. Plusieurs observateurs y voient un signal de fermeté à l’adresse de tous les fauteurs de troubles, quelle que soit leur nationalité, à l’heure où les stades marocains accueillent une affluence record et une forte exposition médiatique.
L’intéressé conserve, en principe, les voies de recours prévues par la procédure, alors que cette affaire a déjà largement dépassé le cadre sportif pour devenir un sujet de débat sur la civilité en tribunes.
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Je trouve que ce n’est pas cher payé. Le Maroc doit être capable de sévir plus radicalement envers des personnes qui ont été payés par leurs confrères pour semer le trouble. N’oublions pas que si cela avait eu lieu en Algérie, je suis sûr que le marocain aurait été condamné bien lourdement. Je ne suis pas certain de comprendre la stratégie marocaine.