Revenant une nouvelle fois sur la récente réunion de Madrid, à l’initiative de l’administration Trump et destinée à déblayer le terrain pour l’application du plan d’autonomie au Sahara, son conseiller spécial pour l’Afrique et le Moyen-Orient, maître de cérémonie de ces pourparlers, a apporté des précisions supplémentaires à retenir.
En premier lieu, il a souligné le caractère secret mais très complexe de ce rendez-vous appelé à se répéter, sans dire ouvertement que le problème vient de l’Algérie.
Car qu’en déduire quand Massad Boulos, lié à la famille du président américain, enfonce le clou en répétant et en soulignant avec force que « l’Algérie est venue à ces pourparlers en tant que partie prenante dans le conflit du Sahara », pour clore définitivement ce dossier et mettre fin aux amalgames ainsi qu’aux tentatives de brouiller les cartes ?
Refusant d’assumer pleinement ses responsabilités, Alger s’est toujours maintenue dans la posture ambiguë d’un « observateur », qui est loin de l’être dans les faits. Le conseiller américain a été encore plus loin en rappelant que l’ONU et son Conseil de sécurité ont considéré, dans la résolution 2797, l’Algérie comme « partie prenante » et rien d’autre, histoire de donner le ton au round appelé à se tenir à Washington dans les prochains jours.
Pourtant, a tenu à ajouter le conseiller présidentiel américain, l’Algérie a admis implicitement et explicitement, lors des discussions préparatoires avec lui à Alger, qu’elle joue un rôle de partie prenante depuis toujours dans ce conflit.
L’agacement américain commence à se faire ressentir face à ces tergiversations et à ces attitudes versatiles, car elles risquent de pousser Trump à bout et à passer à d’autres moyens pour obliger Alger à tenir sa parole et à se conformer à ses engagements. Car par ses manquements, c’est tout le processus qui s’en trouverait compromis, ce qui, pour Washington, est chose inenvisageable après tant d’efforts.
Par Jalil Nouri



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