Chute spectaculaire du prix de la sardine depuis le début de cette semaine, après avoir promis son absence cette année des menus du Ftour par manque d’approvisionnement.
Les mauvaises conditions climatiques, qui avaient stoppé la sortie des chalutiers en mer, avaient fait grimper le prix du kilo de cette espèce jusqu’à 50 dirhams, un record absolu.
Avec la reprise de la navigation, après une longue période d’arrêt face à une mer très agitée, les marchés de gros ont connu un repli de la spéculation et consenti des baisses considérables, puisque la sardine s’est remise à sortir des halles au prix plafond de 10 dirhams.
Il faut savoir que la sardine, constituant un élément important, voire indispensable dans l’alimentation des jeûneurs de condition modeste et de la classe moyenne, a fini par se retrouver au cœur d’une véritable crise de privation, avec sa quasi-disparition des étalages, sauf pour ceux prêts à payer entre 40 et 50 dirhams, soit un luxe pour la grande majorité.
Mais cette crise de la consommation de poisson sur les tables marocaines perdure sur d’autres segments dans un pays pourtant considéré comme une place forte du commerce des produits de la mer, puisque les prix pratiqués, sans justification réelle, continuent de grimper dans une spirale inflationniste sans fin depuis des années, sans espoir de retrouver des niveaux acceptables permettant aux familles de ne pas être privées de la consommation de poisson, une denrée capitale pour la santé des petits comme des grands.
Il est grand temps de réconcilier le consommateur marocain avec le poisson à travers une politique volontariste visant à remettre de l’ordre dans des circuits livrés au bon vouloir et à la cupidité de spéculateurs ayant créé cette crise artificielle.
Par Jalil Nouri










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