Le pire est encore à venir, selon les météorologues, et les habitants de Ksar El Kebir sont loin d’être au bout de leurs peines pour pouvoir rejoindre leurs foyers inondés.
Pourtant, tous les efforts ont été déployés par les Forces Armées Royales et les autres intervenants pour alléger leurs souffrances, certaines victimes ayant déjà choisi d’aller se réfugier ailleurs en profitant des billets de train gratuits mis à leur disposition. Le nombre de tentes dressées, le climat en constante dégradation, ainsi que la fermeture des écoles pendant une semaine ont convaincu des centaines de familles de s’éloigner de la catastrophe, qui pourrait également se poursuivre encore pendant plusieurs jours.
Les fortes pluies qui continuent de s’abattre avec intensité sur toute cette région, et dans d’autres situées plus loin, ont compliqué la tâche des sauveteurs et montré l’inefficacité des moyens mis en place pour désengorger les canalisations, réparer les dégâts et s’occuper en priorité des personnes secourues.
Tous les accès menant aux villes concernées sont soumis à cette pression de pluies incessantes, paralysant les activités non seulement à Ksar El Kebir, mais également à Sidi Kacem, Mechraâ Bel Ksiri et Taounate, alors que Tétouan est désormais épargnée. Cette situation de catastrophe a poussé de nombreuses voix à s’élever pour que soit décrété le protocole des mesures exceptionnelles à prendre en pareil cas, notamment pour la couverture des réparations et des indemnités au profit des victimes.
Il faut savoir que, dans la ville de Ksar El Kebir à titre d’exemple, des centaines de familles et de commerçants ont tout perdu, abandonnant biens et marchandises.
Mais pour l’heure, et compte tenu de l’éventualité d’inondations encore plus importantes, la priorité reste aux secours, car il est impossible d’avoir, pour l’instant, la moindre idée de l’ampleur des dégâts actuels et à venir, dans un climat de très vives inquiétudes.
Par Jalil Nouri


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