La crise du cinéma marocain ne s’arrête pas et s’aggrave plutôt, malgré l’arrivée d’un nouveau directeur toujours au stade de la phase d’observation, qui pourrait durer.
Cette année sera sans le Maroc au festival prestigieux de Festival de Cannes, qui permettait au Royaume de présenter des œuvres, non pas dans la compétition officielle réservée aux grands du cinéma, mais dans les sections parallèles réservées aux découvertes. On y a enregistré, à plusieurs reprises, des films et des réalisateurs marocains se faire remarquer avec des projections saluées par la presse et les professionnels.
Cette année, malheureusement, et on ne sait toujours pas pourquoi, le rideau ne se lèvera pas aux couleurs du Maroc, en l’absence d’habitués aux destinées diverses et honorables, tels Nabil Ayouch, son épouse et réalisatrice Maryam Touzani, ou encore les prometteurs Asmaa El Moudir et Saïd Hammich, sans jamais espérer un jour la Palme d’Or de ce plus grand festival du cinéma au monde, un privilège encore inimaginable.
Il y aura, certes, une forte délégation marocaine, tous frais compris, à Cannes pour représenter le Maroc, mais avec une grande absence : celle du cinéma marocain, au moment où d’autres pays africains ou asiatiques, comme la Corée du Sud et l’Iran, jouent désormais dans la cour des grands et font partie du gotha mondial du 7ᵉ art.
C’est à se demander à quoi peuvent servir les budgets généreusement dépensés en subventions à une industrie du cinéma agonisante et sans visibilité aucune, sinon à entretenir le mythe d’un secteur en développement, alors qu’il se trouve en plein naufrage et désillusion manifestes, sans boussole, sans sortie de crise évidente.
Par Jalil Nouri












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