L’on ne peut pas dire qu’après le congrès du RNI samedi dernier et le passage de relais à sa tête entre Akhannouch et Chaouki, les autres formations ne révisent pas aujourd’hui leurs stratégies pour aborder les prochaines élections législatives en septembre.
Ils savent à présent à quoi s’en tenir et ont une meilleure visibilité sur les chances du RNI de réussir sa transition et de rester le premier parti de l’échiquier politique pour continuer à diriger les affaires du pays, avec ou sans la majorité actuelle aux commandes. Car celle-ci montre déjà des signes de fissure et des signes avant-coureurs d’une dispersion des voix qui ne feraient qu’affaiblir le PAM et l’Istiqlal, pour donner un paysage politique éclaté, avec une majorité difficile à trouver avec ces partenaires actuels.
Mais pour l’instant, et en attendant des éclaircissements sur les stratégies à venir, si celle du nouveau chef du RNI, Chaouki, restera à l’identique de celle de son prédécesseur ou s’il compte opérer des changements dans ses alliances ou les maintenir pour quelques mois encore, car en se référant aux réactions des deux autres partis de la majorité ayant accueilli le départ d’Akhannouch avec froideur et scepticisme, il paraît évident que les relations vont se distendre et être revues dans un avenir proche.
Le nouveau numéro 1 du RNI, dont on connaît peu de choses finalement, n’est pas un homme expérimenté à proprement parler en politique et dans la maîtrise des rouages, de même que ses relations avec le PAM et l’Istiqlal ne sont pas bien définies. Autrement dit, son profil n’est pas celui d’un homme politique aguerri sur le terrain, puisque la seule expérience qui lui est reconnue est celle de chef de groupe parlementaire.
L’on voit bien donc qu’il ne lui sera pas aisé de bâtir une nouvelle alliance, puisque celle qui vit ses derniers jours ne semble pas convenir à tous ses membres actuels.
Par Jalil Nouri










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