Au quatrième trimestre de l’année 2024, l’économie marocaine a enregistré un ralentissement notable de sa croissance, atteignant 3,7 % contre 4,2 % durant la même période de l’année précédente, selon les données du Haut-Commissariat au Plan (HCP).
Secteur primaire en recul
La valeur ajoutée du secteur primaire, ajustée des variations saisonnières, a diminué de 4,7 % au quatrième trimestre 2024, comparé à une légère baisse de 0,1 % l’année précédente. Ce déclin s’explique principalement par une contraction de 4,9 % de la valeur ajoutée agricole, contrastant avec une hausse de 1 % observée auparavant. En revanche, la pêche a connu une légère augmentation de 0,8 %, après une chute significative de 19,2 % l’année précédente.
Performance du secteur secondaire
Le secteur secondaire a également montré des signes de ralentissement, avec une croissance de 4,9 % au quatrième trimestre 2024, en baisse par rapport aux 6,9 % enregistrés à la même période en 2023. Ce fléchissement est attribuable à la décélération des industries extractives, manufacturières et de l’électricité, bien que le bâtiment et les travaux publics aient affiché une croissance notable de 7 %, surpassant les 2,9 % de l’année précédente.
Secteur tertiaire en progression
À l’inverse, le secteur tertiaire a enregistré une amélioration, avec une croissance de 4,2 % au quatrième trimestre 2024, comparé à 3,3 % l’année précédente. Les activités d’hébergement et de restauration ont particulièrement contribué à cette hausse, affichant une augmentation de 12,8 %, contre 8,2 % auparavant.
Demande intérieure en décélération
La demande intérieure a vu son rythme de croissance ralentir à 7,6 % au quatrième trimestre 2024, contre 8,1 % à la même période en 2023. Les dépenses de consommation finale des ménages ont également connu une décélération, passant de 5,1 % à 4,1 %, contribuant à une baisse de la croissance économique.
Ces indicateurs reflètent une période de ralentissement économique pour le Maroc à la fin de 2024, soulignant la nécessité d’une vigilance accrue et de mesures adaptées pour stimuler les secteurs en difficulté et soutenir la demande intérieure.