La guerre actuelle au Moyen Orient opposant le tandem Etats-Unis-Israël à l’Iran bouclera son premier mois la semaine prochaine et l’on est en droit de se poser la question de savoir quels risques pèsent sur l’économie en cas de poursuite du conflit.
Selon l’étude publiée par le cabinet Allianz, le Maroc ne sera pas épargné par l’évolution incertaine du conflit, l’Iran s’apprêtant à mener sa plus grande bataille pour garder le contrôle du détroit d’Ormuz, la seule carte qui lui reste à jouer pour s’imposer. Selon toute vraisemblance, selon cette étude, les conséquences économiques pour le Maroc se situeront au niveau de l’inflation qui pourrait atteindre jusqu’à 1% en plus. Mais le mal le plus urgent à craindre risque d’être une grave crise d’approvisionnement, le pays n’ayant pas encore parachevé son stock de réserves.
Comme déjà perceptible avec le problème de la pénurie, sans parler des hausses successives des prix en découlant en les laissant prévoir, et en raison du fait que le Maroc reste un importateur très important de sa masse de produits indispensables au quotidien, il se trouve dans une situation de vulnérabilité extrême comme le sont des pays fragiles tels que l’Egypte, la Tunisie ou le Pakistan pour être tous exposés à des tensions sociales et des perturbations profondes dans les circuits commerciaux.
Toute l’attention des décideurs sera donc portée sur les besoins énergétiques qui seront les premiers à être impactés avec des conséquences en cascade sur le reste.
Car parallèlement au déficit énergétique chronique, il faut savoir que le Maroc est connu pour souffrir du triptyque déficitaire avec ceux du budget et du compte courant qui le placent devant deux scénarios : soit la prolongation du conflit reste raisonnablement limitée à quelques jours encore seulement avec un impact contrôlé sur l’inflation et l’économie, soit dans le cas contraire il s’agira d’une durée plus longue, qui le mènera tout droit à une grave crise économique jusqu’à la récession, les pénuries les plus fortes dont celles de l’énergie et de produits vitaux.
Cette dépendance extérieure sera, une nouvelle fois, à hauts risques pour donner au Wali de Banque Al Maghrib des migraines, une situation que nul ne veut voir pour le pays mais ainsi la loi de la vulnérabilité et le prix à en payer.
Par Jalil Nouri












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